L’OR ROUGE

À la découverte d’une fleur de l’aube… Le safran des Hauts-de-France

C’est un voyage de couleurs, un parfum en bouche, une saveur chatoyante, une note précieuse – plus précieuse encore que l’or – qu’on reconnaît entre toutes… Le safran millénaire des rivages de la Méditerranée a conquis les banquets de Rome et ceux de la Cour de France, les ateliers d’enluminures et les boutiques d’apothicaires, les petits plats maison et la table des grands chefs.

On ne sait pas toujours que la route légendaire des épices passe aussi par la France… Et même des Hauts-de-France. Car depuis quelques années, une poignée de producteurs nous offrent la chance de savourer un safran made in « ici ». Un renouveau du safran français après des décennies d’oubli.

Une fleur imprévisible, éphémère et délicate

La culture du safran est avant tout une passion. Une passion pour une culture qui n’a quasiment pas changé depuis des siècles. Comme hier, la cueillette se fait à la main. Les fleurs écloses sont récoltées aux premières heures du jour, pour préserver leur fraîcheur. Une floraison imprévisible où chaque crocus sativus fleurira à son rythme durant tout le mois d’octobre. Une fois la fleur coupée, on prélève délicatement les 3 filaments du pistil qui sont ensuite séchés. Seulement 3 filaments par fleur ! On comprend mieux le prix de cette épice, parmi les plus chères au monde, et qui lui vaut le nom d’or rouge.

 

Et du côté des gourmands ?

On le connaît souvent sous sa forme la plus courante, « en pistils », ces filaments de 2 à 3 cm, d’un rouge profond. Mais les boutiques des producteurs sont l’occasion de découvrir une incroyable diversité de produits locaux à base de safran : confitures, sirops, madeleines, meringues, pains d’épices, bonbons, thés… Des saveurs extrêmement agréables, fines, qui donnent à goûter plein de facettes différentes de l’épice. En l’achetant sur place, vous avez également l’assurance d’un safran d’une qualité irréprochable et qui va faire toute la différence dans votre assiette.

Notre carnet d’adresses de producteurs locaux:

Dans le Nord (59)

SAFRAN DE LILLE
Jacqueline Mille, 31 rue de Prémesques, 59320 Ennetière-en-Weppe.
Tél. 03 20 44 75 48
www.safrandelille.jimdo.com

Dans le Pas-de-Calais (62)

SAFRAN DES COLLINES D’ARTOIS
Danièle Kabacinski
96 rue du 11 Novembre, 62260 Auchel
Tél. 06 82 81 63 16
www.safrandescollinesdartois.com

LE SAFRAN DU DOLMEN
Martine Lemaître-Delengaigne
55 rue Jean Jaurès, 62150 Fresnicourt le dolmen
Tél. 06 60 97 53 99
Mail : lesafrandudolmen@free.fr

Dans l’Aisne (02)

SAFRAN FRANÇAIS
Béatrice Verrier
060 Dessous la Casiniere, 02570 Chezy sur Marne
Portable : 06 10 11 04 41

LE SAFRAN DE RETZ
Didier Cassemiche
Ferme de Baisemont, 02600 Oigny-en-valois
Tél : 03 23 72 58 19  |  06 86 83 37 63
Email : didier.cassemiche@nordnet.fr

Dans l’Oise (60)

SAVEUR POURPRE
Corinne et François Fillon
73 rue Saint Martin, 60310 ROYE SUR MATZ
Tél: 06 17 22 59 21
www.saveurpourpre.fr

Dans la Somme (80)

LE SAFRAN DE LA BAIE DE SOMME
Anne et Henri Poupart
Ferme de Romiotte,   80860 PONTHOILE
Tél: 03 22 23 59 65  | 06 45 47 71 81
www.safrandelabaiedesomme.com

 

LES JARDINS DE L’ABBAYE DE VALLOIRES

Un dialogue des sens

C’est dans un des plus beaux endroits de Picardie, au cœur de la baie d’Authie, que je vous emmène pour une visite absolument somptueuse… Les jardins de l’abbaye de Valloires. Même si, jardins et abbaye sont accessibles indépendamment l’un de l’autre, ils forment néanmoins un ensemble tout à fait exceptionnel. Un ensemble réuni par l’esprit si caractéristique de Cîteaux : ce dialogue permanent entre la nature et l’Homme, un dialogue intime entre la pierre, la terre et l’eau.

Les jardins rouvrent leurs portes pour une nouvelle saison, dès le 1er avril, l’occasion de pousser la grille du parc et se perdre, véritablement, dans un dédale d’essences et de sens.

Un des plus beau ensemble abbatial en France

De l’ancienne abbaye cistercienne fondée en 1137, nous voyons aujourd’hui les élégants bâtiments du XVIIIe. Un ensemble architectural remarquablement conservé avec son superbe cloître, sa salle capitulaire, l’église abbatiale aux boiseries baroques échevelées… Et une curiosité, son poirier, planté en 1756, un des plus anciens de France. Mais c’est côté jardin que nous poursuivons notre visite, avec la magnifique perspective à la Française qui nous fait entrer dans un autre univers incroyablement beau, les jardins de Valloires.

Des îles de couleurs, de parfums, d’impressions au fil des saisons

La grande originalité de ces jardins, dessinés par le paysagiste Gilles Clément, est d’avoir été pensée comme de véritables univers, totalement différents les uns des autres, et changeants au gré des floraisons. Des univers créés autour d’impressions, de senteurs, de couleurs qui plongent le promeneur dans une dimension réellement physique, sensorielle des saisons et du monde végétal.

Cinq jardins et des promenades à l’infini : les passionnés y découvriront plus de 5 000 espèces et variétés végétales, de roses anciennes, d’arbres insolites et d’arbustes rares. Les familles, un jardin interactif pour les enfants, une approche didactique de la nature et des grandes pelouses pour pique-niquer. Les curieux, un jardin de l’Évolution, unique en France, qui, de marche en marche, nous fait remonter le temps sur plus de 400 millions d’années. Les romantiques viendront absolument en avril parcourir la sublime allée des cerisiers japonais. Les rêveurs traverseront le jardin des îles et ses 9 îlots d’or, d’argent, de pourpre… Les amateurs d’insolite dévisageront le très chevelu arbre à perruque ou le cyprès chauve et ses racines qui poussent vers le ciel … Sans oublier les gourmands avec des parterres d’herbes et de fleurs à déguster.

Enfin, impossible de ne pas admirer l’exceptionnelle roseraie des moines. Un ensemble magnifique, conçus en parterres, avec un conservatoire de 80 variétés de roses picardes, certaines anciennes et rares, d’autres emblématiques des jardins comme la Rose de Picardie.

Infos pratiques
Les Jardins de Valloires, 80120 Argoules
Tél + 33 (0)3 22 23 53 55
www.jardinsdevalloires.com
Ouverture du 1er avril au 11 novembre

L’abbaye de Valloires, 80120 Argoules
Tél + 33 (0)3 22 29 62 33
www.abbaye-valloires.com
Ouverture du 11 mars au 12 novembre.

Notre adresse gourmande

Installez-vous au cœur des jardins, à la Table du Jardinier. Une carte inspirée des saveurs et des senteurs qui l’entourent. Une cuisine fait maison, au gré de la saison, avec notamment des plats aux notes florales inattendues.

La Table du Jardinier
Ouvert d’avril à novembre
Tél. + 33 (0)3 22 23 71 13

L’allée à la française et son cloître végétal, miroir fidèle de celui de l’abbaye.

La Rose de Picardie

Création des pépinières David Austin en 2004,  » The Rose of Picardy© » et sa fleur rouge, symbolise le sang versé et le lien de fraternité entre Royaume-Uni et la France lors de la 1ère guerre mondiale. Elle rappelle aussi une chanson qui a connu un succès fou en France à partir de 1918.

Dans l’agenda des Jardins

Rendez-vous aux jardins, les samedi 2 et dimanche 3 juin 2018.
Balades musicales dans les Jardins et l’Abbaye de Valloires, le 24 juin 2018

DOUAI, SUR LES PAS D’ARTHUR RIMBAUD

Visionnaire et sale gosse, fascinant et déroutant, attachant et insolent, à la poursuite de la gloire, d’un ailleurs, d’un autre, d’un repas… Arthur Rimbaud, ce voleur de feu, est un gamin aux fulgurances déconcertantes et magnifiques, mais avec une âme aimantée à l’enfer. Ses poésies, ses fugues, son compagnonnage amoureux avec Verlaine, ses exils toujours plus lointains, son renoncement à écrire à peine vingt ans passés, jusqu’aux armes et aux camelotes échangées sur les pistes d’Harar … Tout semble une course folle pour fuir une souffrance abyssale. Lorsqu’il meurt à Marseille à 37 ans, il a déjà épuisé cent vies, mais en a-t-il aimé une seule ?

De Charleville au désert d’Ethiopie, l’homme aux semelles de vent comme l’écrit Verlaine a pris tous les chemins possibles de la liberté dont un qui le mènera deux fois à Douai. Douai où commence, peut-être, vraiment l’histoire.

Pourquoi vient-il à Douai ?

Sa première fugue pour Paris, le 29 août 1870, finit à la prison de Mazas pour n’avoir pas pu payer la totalité du billet. Il demande de l’aide à Georges Izambard, son professeur de rhétorique au collège de Charleville, devenu un confident et un ami. Ce dernier envoie de l’argent et se porte garant du jeune Rimbaud. Libéré et escorté au train, il prend la direction de Douai où Georges Izambard est en vacances dans la maison familiale de ses tantes Gindre. Ses tantes « d’adoption ». C’est là, à l’actuel 309 de la rue de l’Abbaye des Près, qu’il résidera durant ses deux séjours et fêtera son 16e anniversaire, le 20 octobre 1870.

Devant l’insistance de sa mère, Georges Izambard le raccompagne en train à Charleville, trois semaines après son arrivée. Peine perdue. Il fugue à nouveau. Il cherche à rejoindre son professeur à Bruxelles puis revient à Douai où il débarque en octobre, à la surprise de tous. Une fois encore, Madame Rimbaud  intervient et le fait rapatrier par les gendarmes, cette fois. Il n’aura donc passé que six semaines à Douai … Mais ses deux séjours vont avoir beaucoup plus d’importance qu’il n’y paraît.

Les cahiers de Douai, le trésor incroyable de Demeny

Douai est un point de bascule. L’adolescent ne s’est pas seulement échappé de Charleville et de sa mère, il s’est échappé de l’enfance. Il apprend la débrouillardise, la désobéissance, il apprend la dureté de l’errance, il apprend la liberté. Il veut tout et prend tout : être au chaud, dorloté, être quelques jours garde national volontaire sur les remparts, se promener « canne au vent » dans la vallée de la Sensée, et même être chroniqueur, un soir, pour une gazette locale. Il veut surtout être reconnu et publié. Et il pense qu’un homme, ici, va l’aider : Paul Demeny, ami de Georges Izambard. Il est co-directeur de la Librairie artistique à Paris et auteur d’un recueil qu’il vient de publier. Rimbaud lui remettra en tout 22 poèmes, consignés lors de ces deux séjours, les fameux cahiers de Douai. Parmi les derniers feuillets remis juste avant son dernier départ et déposés chez lui, au 171 rue Jean de Bologne, figurent les emblématiques Dormeur du Val et Ma Bohème. Paul Demeny ne les détruira pas comme lui demande Rimbaud, un an plus tard… Mais il les laissera, longtemps, au fond d’un tiroir.

C’est à regret que Rimbaud quitte une dernière fois Douai laissant quelques vers griffonnés sur le seuil de la porte de la maison de la rue de l’Abbaye des Près… Quelques mots effacés un jour par des peintres et qu’on ne retrouvera jamais.

La ville… Dans les yeux de Rimbaud

Douai, à l’automne 1870, est toujours une ville entourée de ses remparts. Une ville vivante, cossue, agréable à vivre qui a gardé des accents flamands. Et, même si la fosse Gayant est ouverte dès 1854, l’industrialisation minière n’a pas encore profondément modifié le paysage urbain.

Il découvre une cité traversée par la Scarpe, sillonnée de bateaux, de canaux et faite de « petites Venises » comme le dit Henri Taisnes. Les maisons ont des escaliers qui descendent jusqu’à l’eau, telles qu’on peut encore le voir à l’arrière de la jolie place du marché aux Poissons. Il a eu tout le temps d’explorer les ruelles médiévales : celle de l’Enfer, des Minimes ou des Juifs que vous pouvez prendre à votre tour lors des visites organisées ; tout le temps d’arpenter les rues anciennes comme celle du Pont à l’Herbe et son pittoresque passage Leborgne… Tout le temps de flâner le long des quais, nous donnant envie, aujourd’hui, de nous accouder à notre tour pour imaginer… Imaginer ce jeune adolescent qui, à quelques rues de là, à quelques rues seulement, nous a laissé ces mots qui résonnent de notre enfance…  » Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées ; mon paletot aussi devenait idéal… »

 » Il était grand, bien bâti, presque athlétique, au visage parfaitement ovale d’ange en exil, avec des cheveux châtain clair mal en ordre et des yeux d’un bleu pâle inquiétant »
Verlaine

 

Découvrir Douai en bateau ou en se promenant le long des quais de la Scarpe : quai du Petit Bail, quai des Augustins, quai Saint-Maurand, quai Desbordes …

Les ruelles et les passages pavées de la vieille ville, un des visages insolites de Douai

 

 

DUNKERQUE

La cité corsaire pleine de surprises

 Juillet 2017. Coup de projecteur sur la ville portuaire. Le réalisateur Christopher Nolan sort son film « Dunkerque », retraçant la périlleuse évacuation des soldats alliés lors de l’Opération Dynamo en mai 1940. Mise en lumière et sublimée par des prises de vues aériennes dévoilant l’immensité de sa plage de sable fin, la belle Dunkerque mérite d’être contée et rencontrée.

 

Témoin des affres de la guerre

Reconnue pour sa joie de vivre et ses couleurs carnavalesques, la ville est aussi un lieu de mémoire renfermant des pans dramatiques de l’Histoire qu’elle se doit de transmettre aux générations futures. Opération Dynamo, Bataille de Dunkerque, vous en apprendrez davantage au Musée Dunkerque 1940 – Opération Dynamo. Ce musée dispose d’une importante collection de photographies, de cartes et de matériel militaire. Le Mémorial des alliés, le Mémorial britannique, le bateau à vapeur Princess Elizabeth ou encore le trois-mâts Duchesse Anne, ancien voilier école de la marine allemande offert à la France comme dommages de guerre, sont autant de sanctuaires à découvrir. Pour les passionnés, empruntez les chemins et sentiers de mémoire, ils vous mèneront aux villes voisines, à la batterie de Zuydcoote, aux casemates de Fort des Dunes ou encore au blockhaus de Leffrinckoucke, devenu une œuvre d’art exceptionnelle depuis que l’artiste Anonyme (c’est son nom !) a décidé de le recouvrir de miroirs.

 

Histoires d’art

Dunkerque regorge d’œuvres d’art, qu’elles soient conservées dans des musées ou dans les rues d’un quartier. Au FRAC, Fonds Régional d’Art Contemporain implanté depuis 1996, vous trouverez près de 1500 œuvres des trente dernières années. Cette riche collection est exposée dans un lieu unique, conçu dans un ancien bâtiment des chantiers navals. Jusqu’au 31 juillet 2018, le FRAC accueille notamment une exposition gratuite consacrée aux décors du film de Christopher Nolan. Autre repaire des aficionados de l’art contemporain, le LAAC7, Lieu d’Art et Action Contemporaine. Au cœur d’un jardin de sculptures, le LAAC étonne par son architecture tout en céramique blanche et vous propose des œuvres des années 1950 à 1980, dont celles du très célèbre Andy Warhol. « Rien ne se perd, tout se transforme. » A Dunkerque, les chantiers navals, les entrepôts désaffectés et ce qui n’a pas survécu au passé, retrouve parfois une seconde jeunesse. C’est le cas pour la Halle aux sucres. Cet ancien entrepôt portuaire du XIXe siècle a été réhabilité. Aujourd’hui, il est devenu un lieu de production et de diffusion des savoirs. Ce Learning Center, comme on l’appelle, abrite expositions, ressources, conférences, ateliers, formations et espaces de travail. Ici, on aborde des sujets qui fabriquent déjà la ville d’aujourd’hui et qui sont au cœur de celle de demain ! Jusqu’au 16 septembre, la Halle aux sucres vous présente l’exposition « La ville est à nous ! ».

 

Etre subjugué, de quartier en quartier

Dans cette ville maritime, l’art est aussi sur les façades des villas. Il s’agit de prouesses architecturales parfois complètement décalées que l’on doit à l’imagination débordante des artistes passés par Dunkerque. Que diriez-vous d’une balade insolite ? Au détour des ruelles de Rosendaël, ancien faubourg de Dunkerque ayant fusionné avec la ville dans les années 70, découvrez le Quartier Excentric. Fruit de la créativité de l’architecte François Reynaert, ce quartier regroupe 35 maisons au style remarquable, édifiées dans les années 1930. Dans un tout autre registre, avenue de Rosendaël, vous pourrez également admirer la Villa Myosotis. Cette maison de bois d’allure scandinave a reçu le prix d’architecture en 1900, à Paris.

Autre quartier incontournable : Malo-les-Bains. Surnommée « la reine des plages du Nord » au début du XXe siècle, cette station balnéaire rattachée à la ville de Dunkerque, est l’ancien lieu de villégiature de la bourgeoisie parisienne. De nombreuses personnalités du monde artistique et littéraire comme Victor Hugo, Maxime Van Der Meersch ou encore Louis Aragon viennent se ressourcer sur la côte et choisissent Malo-les-Bains pour se faire construire de somptueuses demeures. Avec ses bains d’eau de mer et son casino, la station attire. Pas moins de 2700 villas vont fleurir entre 1890 et 1920. Style néo-gothique, art Nouveau, art Déco, néo-flamand, anglo-normand… il y en a pour tous les goûts. Contemplez et appréciez cet éclectisme architectural en vous promenant le long de la digue. Villa Quo Vadis, Villa Ringot…, l’Office de Tourisme5 vous propose un circuit reprenant une sélection des plus belles villas malouines.

 

Des beffrois inscrits au Patrimoine Mondial

Jean Bart a de quoi être fier. Ce célèbre corsaire dunkerquois, anobli par Louis XIV, siège au centre de l’ancienne place royale aménagée par Vauban, place qui porte désormais son nom puisque que sa statue y a été érigée. Si on lui avait dit que les beffrois de la ville seraient un jour reconnus mondialement, il ne l’aurait sans doute pas cru. Pourtant, depuis 2005, le beffroi de Saint Eloi, construit en 1440, et le beffroi de l’Hôtel de Ville, construit en 1901, ont tous deux étaient inscrits au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO. Si vous voulez prendre un peu de hauteur, seul le beffroi de Saint Eloi peut se visiter jusqu’au sommet. Il fut le clocher de l’église qui porte le même nom jusqu’à ce qu’un incendie sépare les deux bâtiments. L’église Saint Eloi est d’ailleurs l’un des plus beaux édifices de la ville et son chœur abrite le tombeau de Jean Bart.

S’il n’est pas inscrit par l’UNESCO, il fait pourtant partie des entrailles dunkerquoises : le patrimoine maritime est l’une des plus grandes richesses de la ville. L’activité portuaire est ici essentielle puisque Dunkerque est le 3e port de France. Vous pouvez le visiter à bord du Texel, une vedette à deux étages qui vous emmènera au cœur d’un paysage hors du commun. Pour poursuivre votre apprentissage maritime, rendez-vous au Musée portuaire ou vous pourrez monter à bord du trois-mâts Duchesse Anne. Allez jeter un œil au Phare du Risban15 ou à la Tour Leughenaer, appelée la tour du menteur puisque la légende raconte qu’elle trompait les navires ennemis pour qu’ils s’échouent sur les bancs de sable. Vous allez devenir incollable sur l’histoire de Dunkerque… pourtant la visite ne s’achève pas ici. Il reste une kyrielle de choses à voir : les bains dunkerquois, la Chapelle Notre Dame des Dunes, le Château Coquelle, la Colonne de la Victoire, l’Aquarium ou encore le Zoo. Prolongez donc votre séjour, on est si bien chez Jean Bart !

 

Encadrés éventuels

Une grande soif, un p’tit creux ?

Bommel Bar
C’est une institution pour les amateurs de bonnes bières. Ce bar se situe forcément dans la surnommée « rue de la soif » !
57, rue de l’Amiral Ronarc’h / 03 28 21 07 78

Les Frangines
Autrefois réellement tenu par trois sœurs, ce restaurant convivial propose des grillades et une cuisine traditionnelle de qualité.
47, rue de l’Amiral Ronarc’h / 03 28 66 33 59

Le Grand Morien
Située en plein cœur de ville sur la place du plus célèbre corsaire de Dunkerque, cette brasserie sert en non-stop le samedi et propose une cuisine généreuse et raffinée alliant savoir-faire et créativité.
35, place Jean Bart / 03 28 66 55 18

Le Petit Journal
Situé à Malo-les-Bains, ce restaurant fait partie des adresses incontournables lorsqu’il s’agit de se régaler en famille ou entre amis. Cuisine régionale et spécialités variées.
44, avenue de la Mer / 03 28 29 15 50

 

Infos pratiques

Musée Dunkerque 1940 – Opération Dynamo
Courtine du bastion 32, rue des chantiers de France

Mémorial des alliés
Digue des alliés

Mémorial britannique
Cimetière, route de Steendam

Princess Elizabeth
Bassin de la marine

Office de Tourisme de Dunkerque
Pour tous renseignements sur la ville de Dunkerque et les alentours :

Accueil centre-ville Beffroi

Rue de l’Amiral Ronarc’h
03 28 66 79 21

Accueil station balnéaire

1, place du Centenaire, Malo-les-Bains
03 28 58 10 10

FRAC

503, avenue des bancs de Flandres
03 28 65 84 20

LAAC

Jardin des sculptures
Parking rue des chantiers de France
03 28 29 56 00

Halles aux sucres
9003, route du quai Freycinet
03 28 64 60 49

Statue de Jean Bart
Place Jean Bart

Beffroi de Saint Eloi
Rue de l’amiral Ronarc’h

Beffroi de l’Hôtel de Ville
Place Charles Valentin

Eglise Saint Eloi
Rue Clémenceau

Visite du port en bateau
Embarcadère place du Minck

Musée portuaire
9 quai de la Citadelle
03 28 63 33 39

Phare du Risban
Route de l’écluse Trystram

Tour du Leughenaer
Rue du Leughenaer

Bains dunkerquois
19, rue de l’écluse de Bergues

Chapelle Notre Dame des Dunes
Rue de Leughenaer

Château Coquelle
Rue de Belfort
03 28 63 99 91

Colonne de la Victoire
Place de la Victoire

Aquarium
45, avenue du casino
03 28 59 19 18

Zoo de Dunkerque
Rue des Droits de l’Homme
03 28 27 26 24

 

 

L’HOSPICE D’HAVRE

L’Hospice d’Havré, un cocon baroque méconnu

C’est à deux pas de la grande place de la République de Tourcoing que se cache un endroit méconnu et surprenant : la Maison Folie de l’Hospice d’Havré. Elle est là, derrière son mail bordé d’arbres, s’effaçant facilement aux yeux des plus pressés, en dépit de ses murs rouge qui claquent aux premiers rayons de soleil.

Vous pourrez vous pencher sur l’histoire passionnante de cet ancien couvent, mais surtout profiter à votre rythme d’un lieu adorable, en entrée libre. L’insolite tient autant au calme qui vous entoure qu’à la surprise de découvrir un témoignage aussi bien conservé des grands édifices hospitaliers des XVIIe et XVIIIe siècles construits dans la métropole lilloise.

C’est un véritable cocon qui estompe les bruits de la ville et vous emmène à la découverte d’une jolie chapelle baroque (1656) avec sa haute voûte en bois peinte et son immense retable. Mais saurez-vous retrouver le visage souriant d’un enfant, dessiné au trait, qui s’y cache ? Promenez-vous ensuite tranquillement dans les galeries silencieuses de l’ancien cloître qui entoure le patio. Arrêtez-vous devant les masques, les végétaux, les anges sculptés… Ou prenez le temps de vous asseoir sur un banc. Respirez.

L’ancien couvent est aujourd’hui un espace culturel, un lieu de promenade où profiter du jardin extérieur avec ses miroirs d’eau, ses carrés de plantes médicinales et tinctoriales. Dessiné par la paysagiste Anne Lecoeur, il est à l’unisson de cet endroit, exquis.

Maison Folie Hospice d’Havré
100 rue de Tournai – 59200 Tourcoing
Tél. +33 (0)3 59 63 43 53
Ouvert tous les jours de 13h30 à 18h. Fermé le mardi et les jours fériés.

Entrée libre

Notre adresse coup de cœur pour prolonger votre visite…
Installé au cœur du site de la Maison Folie, le Paradoxe vous accueille dans un cadre chic et stylé, jouant sur le cachet ancien des lieux et un design ultra-contemporain. Côté carte, le même mariage réussi entre des saveurs traditionnelles et des notes d’aujourd’hui.

Membre du réseau Lille Tables et Toques
Restaurant le Paradoxe, 3 rue d’Havré, 59200 Tourcoing
Tél. +33 (0)3 20 28 57 53
www. paradoxerestaurant.com